Je reconnais une usurpation
Usurpation d’identité : le nom peut être vrai, le canal peut être faux.
Une usurpation, c’est quand quelqu’un imite une personne connue pour vous faire agir. Le nom affiché ou la voix ne suffisent pas à prouver l’identité réelle.
N’agissez pas dans le fil où la demande est arrivée. Contactez la personne par un moyen que vous aviez déjà, de votre propre initiative.
Le bon premier geste
La personne peut sembler crédible. Ce qui compte, c’est le chemin que vous prenez pour vérifier.
À éviter
Répondre, agir ou payer dans le même fil de conversation
Bonne pratique
Contacter la personne par un moyen déjà connu, que vous ouvrez vous-même
Bonnes pratiques complémentaires
Les formes que ça prend
Par e-mail, SMS, messagerie, appel téléphonique ou fausse page de connexion. La personne imitée peut être votre banque, une administration, la direction, un collègue ou un proche. Le canal change, le réflexe reste le même.
Ce qui ne prouve pas l’identité
Le nom ou le logo affiché, des informations personnelles citées (elles ont pu être trouvées en ligne), une urgence ou une menace, un numéro ou un lien dans le message : rien de tout ça ne garantit qui vous parle vraiment.
Au travail ou à l’école
Une demande inhabituelle au nom de la direction, d’un parent ou d’un collègue se vérifie par le canal interne déjà prévu. N’improvisez pas une procédure de circonstance.
Ce qui doit m’alerter
- Le nom est familier, mais le canal de contact est nouveau ou inhabituel.
- On demande le secret : « ne dites rien à personne ».
- On demande de l’argent, un code, un mot de passe ou un accès à l’écran, avec urgence.
- La personne refuse de rappeler sur son numéro habituel.
Trois actions prioritaires
- N’agissez pas dans le fil où la demande est arrivée (message, mail ou appel).
- Contactez la personne par un numéro ou une application que vous aviez déjà, de votre propre initiative.
- Au travail ou à l’école : suivez la procédure interne validée, puis signalez si nécessaire.
À éviter
- Répondre dans le fil en posant des questions personnelles pour « vérifier ».
- Garder le secret demandé par l’interlocuteur.
- Envoyer de l’argent ou donner un code sans avoir vérifié par un canal indépendant.
À retenir
- Le canal que vous ouvrez vous-même est le seul fiable.
- Le secret demandé est un signal d’alerte, pas une raison d’obéir.
- Des informations personnelles citées ne prouvent pas l’identité.
Pour aller plus loin
La fiche situation détaille les signaux et les réflexes si ça vous arrive.
Les fraudeurs cherchent à vous faire agir trop viteUrgence, peur, autorité, secret, promesse
Un message ou un appel peut sembler crédible. Les fraudeurs utilisent souvent une émotion ou une pression pour vous empêcher de vérifier.
Urgence
« Agissez maintenant », « Dernier rappel », « Votre compte sera bloqué aujourd’hui ».
Peur
« Une fraude a été détectée », « Vous risquez une sanction », « Votre compte est compromis ».
Autorité
« Je suis votre banque », « le support informatique », « une administration » ou « la police ».
Secret
« Ne parlez à personne de cette procédure » ou « gardez cette information confidentielle ».
Promesse
« Vous avez gagné », « un remboursement vous attend » ou « une offre exceptionnelle se termine ».
Une demande urgente mérite d’être vérifiée, pas exécutée immédiatement.
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